Jeudi 2 juillet : de Naples à Agropoli
après un petit dej au soleil levant et mes tours de bateau (10 pour faire mes 300m)et le petit coup de fil quotidien à mamnan, nous levons l’ancre à 7h. Il n’y a pas de vent nous traversons la baie de Naples au moteur. Il y a dela brume et on ne voit même pas le vésuve, quel dommage. Nous passons à Est de Capri mais pas la peine de faire des photos, trop de brume.

Le vent se lève, faible, faible mais bientôt nous pourrons envoyer le spi. Nous naviguons tout l’après midi à la voile.
Un voilier nous double (il marche voile et moteur)… et nous fait des photos. Ce soir à l’arrivée nous essaierons de les récupérer.
Arrivée à 17 h à Agropoli. Plein de gasoil, eau et on mouille dans l’avant port . Nous partons faire du ravitaillement : plus grand chose de frais à bord, il faut dire qu’on a pas fait de course depuis Solenzara.
La petite ville d’Agropoli a bien changé depuis notre 1er séjour il y a 20 ans. Nous y avions fait une escale avant de partir pour les Eoliennes. Nous avions visité le beau site de Paestum à quelques kilomètres de là. A l’époque il n’y avait pas encore de Carte bleue et de distributeur automatique et nous avions dû nous faire envoyer un mandat internationnal… C’est la préhistoire !
http://www.campanie-campania.net/paestum.html
Orage dans le sud la nuit. Tom fait des « siennes » à 4 h du matin pourtant la caisse est propre… il se fait vieux et tout le pertube, je vais doubler la dose d’ antidépresseurs . Pauvre Chat, il est si bien dans son maquis !
Vendredi 3 Juillet : d’Agropoli à Cetraro
le cap palinuro
le capitaine répare son pantalon!
Auourd’hui grosse étape, 72 milles, peu de vent au départ mais le ciel est bien chargé…. pouet, pouet.. l’orage est ce que nous redoutons le plus.
Je fais mon pain… Jean de la couture ! il est content du résultat !
Finalement nous passerons au travers de l’orage que l’on entend toute la journée gronder. Il fait très lourd.
Je me fais traîner 2 fois (à faible vitesse)… Jean surveille si il n’y a pas de requin !!!
Nous accélérons la cadence à quelques milles du port poursuivi par un rideau de pluie.. sur le radar on évalue la distance : 6 milles, aura-t-on le temps de s’amarrer ? finalement le gros de l’orage s’évacue vers l’Est.
Vendredi 3 Juillet : de Cetraro à Vibo Valentia
comme tous les matins lever 6 h
Le ciel est bien chargé… surtout dans le sud, mais quand « faut y aller, faut y aller « , à 10 h le grain approche, on prend 2 ris dans la grand voile (préventivement), le ciel nous tombe sur la tête.. en dépit du bimini et du cabriolet de descente on est copieusement arrosé !
A12h le soleil revient, on arrive à Vibo Marina assez tôt pour prendre un bain au mouillage, préparer le pain et…faire des crèpes (comme c’est la tradition à bord quand il pleut !).
Le coin n’est pas très « choucard », mais bon, en cas de mauvais temps c’est un abri sûr.
Samedi 4 Juillet : de Vibo Valentia à Scylla
Temps exceptionnel pour la baignade mais pas pour la voile, vent quasi nul… il fait très chaud, nous decidons denous arrêter à Scilla à l’entrée du détroit de Messine, le port est minuscule et plein de bateaux de pêche mais la mer est belle et nous pouvons rester à l’extérieur pour passer l’après midi et la nuit. Compte tenu du gros trafic de cargos et du fait que nous sommes tout près du « rail », nous avons régulièrement de grosses houles mais c’est très supportable.
Après midi passée à bouquiner à l’ombre du taud et se baigner (l’au est à 25°C et la température extérieure 31.5).
A 6 h je pars en expédition au village, besoin de marcher et faire quelques photos .
Baie de Scylla ,au fond le petit point près du rivage c’est Corto
Le port de Scylla avec ses bateaux de pêche à l’espadon
Garage à barque.. sous la maison!
Terrasse les pieds dans l’eau !
Nous sommes au coeur de la route d’Ulysse : scylla vivait dans une grotte au sommet du rocher qui suplombe le détroit le monstre enlevait les marins des navires passant à proximité, avec ses sept gueules affamées.
« alors Scylla frappa, enlevant six de mes meilleurs hommes du bateau. D’un coup d’oeil vers l’arrière je vis bateau
et rameurs, bras et jambes s’agitant haut par dessus nos têtes. des appels angoissés me parvenaient criant mon nom
pour la dernière fois….. ainsi ceux-ci sont emportés dans les spasmes vers la falaise » L’Odyssée
Pour éviter le monstre Scylla… il fallait prendre le risque d’être englouti dans les tourbillons de Charybde… Scylla est un mythe, en revanche les tourbillons sont bien là et très impressionnants bien que nous ayons toujours passés le détroit par mer belle.
Le tremblement de terre de 1783 a modifié la topographie du détroit et quelque peu apaisé le détroit qui est considéré comme dangereux par mauvais temps.
Le danger pour nous c’est l’intense trafic maritime : les cargos énormes qui rentrent en méditerrannée, les ferries qui font la liaison Calabre-Sicile, les bateau de pêche à l’espadon qui sillonnent le détroit.. et bien sûr le courant très fort qui peut ralentir considérablement la progression.
coucher de soleil sur le rocher de Scylla











